Thomas GINSBURGER et François LE MENAHEZE ont mis en évidence les liens qui existent entre la Résistance contre le nazisme dans la France de Vichy et la résistance d’ aujourd’hui, contre le “détricotage” orchestré de toutes les mesures sociales instaurées par le Conseil National de la Résistance (Sécurité Sociale, retraite par répartition, école pour tous…). Dans le public, certains ont complété en exprimant leur ressenti et en évoquant leurs expériences.
Il est ainsi apparu clairement que, bien que les actions soient situées dans des contextes différents, l’esprit de résistance qui les anime, lui, est identique.
Résister implique d’abord qu’on soit capable de s’indigner face à une injustice, à un abus. Mais l’indignation pour être constructive doit être suivie d’un engagement, personnel et collectif, afin de défendre ce qui nous apparaît comme étant juste.
La résistance ne doit pas s’effaroucher ni renoncer au prétexte que ses membres constituent une minorité. En effet, ce sont les petites touches, les petites résistances, les petits refus d’obéir à une loi inique qui constituent les grains de sable susceptibles de d’enrayer les rouages bien huilés d’une politique tout orientée vers le profit.
Oui, résister peut et doit se conjuguer au présent.




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